jlm2017 et la dualité

à regarder le visage de Mélenchon, la personne, le soir de sa défaite, j’ai comme une vague impression qu’il commence à réaliser dans quel merdier il s’est mis. mais détaillons …

regarde la vidéo son coupé, pour ne pas te laisser prendre aux mots.

je trouve qu’il a l’air de faire un peu la gueule, et que le tribun (tribune, tribunal) ne parle plus sans note, comme dans ses discours où il ne faisait que se répéter sous des formes diverses. pour moi, ici il ne parle plus, il est parlé. comme la plupart des « hommes politiques », des présentateurs de la télé …

dans son discours de Marseille il encense la Grèce, berceau de la Philosophie, de la Raison, de la Démocratie. je crains qu’il n’ait à revoir quelques points dans ses compétences en philosophie (sur LinkedIn). pour prendre un point de repère, une vidéo de Mathieu Ricard et la regarder son coupé, comme je l’ai fait pour jlm2017.

dans laquelle Mathieu Ricard dit « l’Occident a longtemps pensé qu’il n’y avait de philosophie que grecque, et occidentale ». et je vois comment parle un homme qui a l’air heureux. et puis la regarder avec le son. et réfléchir à ce qu’il nous dit, ainsi que dans les vidéos qui suivent.

la philosophie dont se réclame jlm2017, et tout aussi bien ses électeurs, c’est celle de la dualité (le bien/le mal, la caste/le peuple, etc). c’est sur cette dualité que s’est crée la Science: «  Prenons l’exemple du réalisme, selon lequel il existe une réalité indépendante de nous, existant « en soi ». Autrement dit, selon lequel le monde tel que nous le percevons serait le même si nous n’étions pas là pour l‘observer  » Et sur ce point Dugué vous expliquera ou vous a déjà expliqué en quoi la physique quantique remet cette croyance en cause. Ou lisez l’article du CNRS en lien ci-dessus.

jlm2017 semble faire de la physique quantique quand il se projette en hologramme en plusieurs endroits à la fois, hélas, l’hologramme n’est pas un hologramme mais un vulgaire fantôme de Pepper, un procédé d’illusioniste de music- hall.

de même jlm 2017 utilise un vieux truc qu’on appelle la généralisation abusive en nous disant que  »

Écrivains, cinéastes, artistes, intellectuels soutiennent Jean-Luc Mélenchon

ou « Aux USA, ils s’engagent pour @jean-Luc Mélenchon !  » de la chargée de com’ de jlm2017, s’enorgueillissant du soutien de Noam Chomsky, dont il faut signaler la brillante position sur le génocide cambodgien.

Mais, comme disait mon vieil ami africain Albert Camus “Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.”**

Un programme commençant par « on change l’Europe ou on la quitte » et finissant par « l’Europe on la change ou on la change » me parait mal engagé, mais c’est surtout pour les législatives que la suite me parait intéressante.

d’abord pour le tribun, qui, soit donnera une « consigne » de vote, montrant ainsi les limites de l’insoumission, soit n’en donnera pas. et de quelle manière il justifiera les choses sur le terrain de la Raison …

ensuite pour ses « followers »* sur les « réseaux sociaux »: ils sont en train de discuter, et discuteront sans doute encore longtemps, des positions à prendre, éludant souvent la question en disant que « les pressions extérieures sont grandes ».

– on vote Macron (dont une partie avait voté Chirac), avec les contradictions entre la critique du programme EM par jlm2017, et la réflexion sur le vote Chirac autrefois

– on vote Le Pen (dont une partie a sans doute déjà voté Le Pen), « pour faire péter le système », avec les contradictions entre la critique du programme MLP par jlm2017, et la réflexion sur le vote Chirac autrefois

– on vote blanc ou nul

ça, c’est pour les consignes de vote, mais pour les législatives elles-mêmes, les candidats FI vont être:

– les opportunistes, ceux qui cherchent une gamelle, et j’en connais au moins un !

– ceux de bonne foi, sans doute les plus nombreux, dont certains, sans doute bien peu, seront élus, maintenant que le buzz est passé.

Avec une contradiction philosophique bien difficile à résoudre: « Où suis-je ? » dit lui-même jlm2017 dans le premier des meetings en « hologramme ».

________________________________________________________________

* ce sont ses followers qui ont dû lui dire « on va te mettre sur fb (300 milliards de dollars) et sur youteub (propriété de gogol, 540 milliards de dollars), tu vas voir, on va faire le buzz !

** autre exemple, quand jlm2017 nous dit que le phi c’est le phi de philosophie, oubliant que le phi c’est d’abord celui de philo « aimer, amour ».

dimanche allons voter pour un hologramme ! ou un fantôme ?

Un article insignifiant du journal Le Monde a fini d’éclairer ma lanterne Pourquoi l’hologramme de Mélenchon n’est pas un hologramme ?

La conclusion nous dit que ce qui a été abusivement nommé hologramme est en fait la technique du fantôme de Pepper. Cette technique n’est, finalement, qu’un jeu de miroir utilisé au théâtre.

La com’ de Mélenchon a beaucoup misé sur ces « hologrammes » !

Sauf que l’hologramme de Mélenchon n’est pas un hologramme, mais que sa com’ veut nous le faire avaler comme tel. C’est à dire nous vendre du vent.

Si Jean-Sol Partre était encore de ce monde, il se retournerait dans sa tombe, ou alors il écrirait un livre, publierait un manifeste dans Libé, mais non, il n’a même pas réagi.

Je me contenterai de quelques réflexions, en référence à Chomsky. Puisque les rapporteurs du  programme l’avenir en hologramme (voir lien plus bas) sont tous des autorités, docteurs en ceci ou cela, maitres de conférence de ceci ou cela, diplômés de ceci ou cela, il faut bien que je m’appuie sur une autorité moi ausi …

La FI insoumise a envoyé 35 000 personnes voir une illusion d’optique. Les bus pour y aller étaient gratuits. Sa propagande était « suivez l’événement en direct ». Hahaha ! en direct !

La pub pour y aller:

https://materiel.jlm2017.fr/produit/vannes-saint-nazaire-nantes-18-avril/

Le fantôme de Pepper étant du théâtre, et rien de plus, est vendue comme un « produit« , ce qui, en toute logique (héritée du siècle des Lumières, comme celle de Méchenlou) signifie que celui à qui on le vend est un con-sommateur.

Pas grave, on vend le résultat sur le site campagne « 100 000 personnes : 35 000 personnes rassemblées partout en France et 65 000 personnes en direct ! BRAVO ET MERCI !  » Ce qui signifie un peu: c’est un bon « produit » puisque 100 000 personnes l’ont adopté ?

Ces personnes étaient-elles en direct ? En direct tu peux poser des questions, et on te répond. Non, elles assistaient à un programme de théâtre d’illusion. J’irai même plus loin: les vidéos sur youteube ne sont bien sûr que le même genre de chose: du virtuel.

Allons plus loin:

Le programme est-il du même tonneau, un fantôme de Pepper ? Déjà au cours du meeting « holographique » Méchenlou (oui, j’ai bien écrit Méchenlou, et pas Méchelou) précise qu’il ne veut quitter ni l’Europe ni l’euro. Le programme, sur ce point devient donc « l’Europe on la change ou on la change ».

Ce qui peut laisser supposer qu’il est pour sortir du nucléaire ou pas sortir du nucléaire, passer à 100% d’énergies renouvelables ou pas, appliquer la règle verte ou pas, faire de la « planification écologique » ou pas, etc, etc. Voir le programme l’avenir en hologramme:

https://avenirencommun.fr/equipes-de-rapporteurs/

Si par hasard il était élu, ira-t-il en hologramme à la cérémonie de passation de pouvoir avec Hollande ? « négocier » les traités européens en hologramme, fermer Fessenheim en hologramme ? nous rédiger une Constitution holographique ? discuter fermement en hologramme avec Poutine, Trump, Merkel, Erdogan, Xi Jinping ?

Allez « les gens », allez « nos insoumis » comme dit Charlotte Girard, mètre de Conférence (« nous sommes le Peuple » dit-elle aussi), allons en hologrammes voter pour un hologramme.

 

23 avril, je vote utile ! (ça rime)

c’est à dire pour les candidats qui n’ont aucune chance d’être au second tour

ou alors je m’abstiens …

Je m’adresse ici à celles/ceux qui savent qu’élections, piège à cons , ainsi qu’aux indécis (on ne sait jamais). En votant utile pour les candidats qui n’ont aucune chance d’être élus, nous les aiderons à gagner un peu moins de 2€ par voix, ce qui pourra mettre un peu de beurre dans leurs épinards… et ce sera la nique à tous les autres qu’on nous promet d’être au second tour. ça pourra peut-être montrer qu’un peuple c’est l’ensemble des gens, pas juste celui qui vote Tartempion.

Je m’attarderai sur Méchanlou*, les autres ne présentant aucun intérêt pour moi, mais Méchanlou, il a failli m’avoir. Il est malin le Méchanlou, il a su utiliser les réseaux sociaux et faire le buzz. On voit qu’il est vraiment contre le système. Plus de 15 millions de vues sur youteub, c’est pas rien. Oui, on ira voter à cause du buzz qu’il fait sur les réseaux sociaux (youteub c’est quand même Google, 543 milliards de dollars …). Oui, et sur fessebouque ( 300 milliards de dollars ). On est des jeunes branchés, et on sait bien que la Révolution, la vraie, elle est avec les GAFA. On l’a vu en Egypte.

Ma vie civique a commencé en 1958, et depuis, j’ai voté deux fois. Une fois contre le traité constitutionnel. Alors le Méchanlou, il me plaisait bien : sortir de l’Europe. Mais oui, mais non !

La deuxième fois que j’ai voté, c’était Dominique Voynet par conviction « écologique ». Alors, tu parles qu’il en met une couche sur « l’écologie » le Méchanlou. Il doit se dire qu’il va avoir la voix de celui qui a voté Voynet. Et qu’on va te foutre des éoliennes jusqu’au fond des mers, et des usines marémotrices sur toutes les plages, et de la technologie en veux-tu en voilà. Et qu’on va te faire des biftecks avec les algues.

Le troisième point où il a failli m’avoir, c’est sur le nucléaire. Je suis antinucléaire depuis Hiroshima (j’avais 8 ans). Alors, là, adhésion totale ! Mais oui, mais non !

Mais non : je ne crois pas aux programmes, surtout destinés à s’adresser à la logique, au raisonnement, faisant appel aux « Lumières ». Prof de lettres retraité, je sais que la grosse fortune des Voltaire, Diderot étaient bâties sur la traite des nègres et la vente des armes. Alors ils peuvent toujours causer du haut de leurs livres …

Prof de lettres retraité, je sais aussi ce qu’est un tribun. (Mot venant du latin « tribunus », qui vient lui-même de « tribus ». Ce mot  » Tribus  » est formé sur « tres » qui veut dire « trois » et renvoie à la division du peuple romain sur la base de trois groupes. Ac. Orléans-Tours). Cela repose sur une division.

Lire, par exemple, tribunat de la plèbe sur Wikipédia.

Le tribun, il parle du haut de sa tribune, et il me juge dans son tribunal. Le tribun moderne, il a un micro, et y’a que lui qui parle. Et j’écoute ses belles phrases. Mais je n’ai pas droit à la parole, sauf dans les Universités Pupulaires (j’ai bien dit écrit Pupulaire) où il y a une Madame qui est Maitre de Conférences, qui lui confère une autorité indéniable pour te donner ou faire donner généreusement les réponses.

Son programme, je n’en ai rien à faire. Où est-il le contrat signé où il donne par avance sa démission ?

Pour te faire une autre idée de ce qu’est un tribun, je te propose de visionner le meeting de Lille, mais en coupant le son et sans regarder les sous-titres (impossibles à supprimer !) :

 

 

Voilà, tu as bien regardé ? Je ne sais pas ce que tu en conclus, mais moi, je vois ça comme les « grands » concerts où il faut faire du fric (ici faire des électeurs) : chauffeurs de salle, projos de poursuite, service de sécurité, lumières qui blinguent blinguent, crapauds tricolores** (à la manif du 18 mars) comme chez Fillon et Erdogan ce matin (lui, c’est pas le crapaud tricolore), la gestuelle du « tribun » et son visage dur, sauf quand il y pose de temps à autre, un sourire. Voter pour un hologramme*** ? Bon, j’arrête là, à toi de regarder sans le son et tirer tes conclusions.

Les miennes : le 23 avril, j’ai plusieurs possiblités : m’abstenir, comme dab, mettre les bulletins des 4 favoris dans la même enveloppe, ou bien glisser Poutou ou Arthaud, ou Asselineau. Je tirerai au sort dimanche matin.

 

Méchanlou dégage ! Hamon dégage ! Fillon dégage ! Le Pen dégage ! et les autres aussi !

* j’ai beaucoup hésité entre Mélonchon, Méchanlon, Mélanchons et Méchanlou ….

** Prince de Motordu

*** de jlm2017 : URGENT : Départs en cars GRATUITS pour les hologrammes : Réservez vite !

La filière nucléaire française un peu plus fragilisée

Le Monde – 01-04-2017 – PLH et JMB

repris d’un courrier de l’Observatoire du Nucléaire

La filière nucléaire française un peu plus fragilisée

http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/04/01/la-filiere-nucleaire-suspendue-aux-progres-de-la-forge-du-creusot_5104120_3234.html
De nouvelles révélations jettent un doute supplémentaire sur la sûreté des produits issus du site industriel de Creusot Forge.

L’avenir de la filière nucléaire française se joue peut-être dans l’usine Creusot Forge d’Areva. Depuis 2015, le site de Saône-et-Loire est l’objet d’audits approfondis menés par Areva, EDF et par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), mais aussi par des experts indépendants venus de cinq pays (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Chine, Finlande). Objectif : s’assurer que ce maillon essentiel de la chaîne nucléaire répond à tous les standards internationaux. Et ils jugent que le compte n’y est pas encore. Areva a transmis à l’ASN, vendredi 31 mars, le dernier état des modifications du site, afin qu’il puisse reprendre cet été la fourniture de composants aux centrales françaises et britanniques d’EDF, suspendue depuis avril 2015.

Las, de nouveaux éléments sont venus alourdir le dossier « Creusot Forge ». Selon des révélations de France Inter et France Info vendredi, des défaillances industrielles avaient été pointées du doigt par l’ASN dès la fin de 2005. Dans deux lettres de décembre 2005 et mai 2006, citées par les deux radios, le gendarme du nucléaire mettait en garde EDF contre ce fournisseur, soit un peu avant que l’électricien ne lui confie le forgeage de grosses pièces – notamment la cuve de l’EPR de Flamanville (Manche).

Alors patron de l’ASN, André-Claude Lacoste était descendu au Creusot et en était revenu « effondré », affirment France Inter et France Info : l’usine, alors détenue par Sfarsteel, ne répondait pas aux standards de qualité requis dans l’industrie nucléaire. Il avait demandé qu’EDF change d’équipementier ou qu’Areva l’acquière pour le remettre à niveau. Ce dernier s’était exécuté pour 170 millions d’euros.

200 millions investis

Pourquoi Creusot Forge a-t-il été retenu pour forger les gros composants de l’EPR ? Le feu vert pour la construction de ce réacteur de troisième génération à Flamanville a été donné par le gouvernement Raffarin en avril 2004, notamment pour maintenir les compétences de la filière nucléaire. Ses grands composants devront être made in France, alors que la cuve de l’EPR construit par Areva en Finlande a été faite au Japon. « Ce qui a justifié le rachat de Sfarsteel, c’est la volonté du groupe de maîtriser la fourniture des pièces forgées essentielles au développement de la flotte nucléaire mondiale, confirme au Monde David Emond, directeur des usines de composants d’Areva (Le Creusot, Chalon/Saint-Marcel, Jeumont…). Nous connaissions la situation au Creusot et dès 2006, Areva a mis en œuvre des actions pour amener‎ l’usine aux standards du groupe et de l’industrie nucléaire. » En dix ans, il y a doublé les effectifs et a investi 200 millions d’euros.

De son côté, l’ASN a-t-elle failli à sa mission, comme le lui reproche l’Observatoire du nucléaire ? « Elle est gravement fautive puisqu’elle n’a rien vu, ou pire rien dit, pendant de longues années, dénonce-t-il aujourd’hui. Lorsqu’elle a autorisé en décembre 2013 l’installation de la cuve dans l’EPR en construction, elle était déjà parfaitement informée des déboires de fabrication de cette cuve. » Pour l’association antinucléaire, « il est désormais avéré que la décision concernant la cuve de l’EPR ne peut et ne doit en aucun cas être prise par l’ASN ».

Michèle Rivasi, députée européenne (Europe Ecologie-Les Verts), juge pour sa part qu’« une commission d’enquête parlementaire est indispensable ». L’ASN a confirmé, vendredi, qu’elle rendrait un premier avis cet été sur la sûreté de la cuve de Flamanville. En avril 2015, le gendarme du nucléaire avait annoncé que l’acier du couvercle et du fond de cet élément ultrasensible de l’îlot nucléaire présentait une trop forte teneur en carbone, qui pourrait amoindrir sa résistance aux fortes contraintes qu’elle devra subir.

Pas de plan B

Le gendarme du nucléaire se défend de laxisme, a fortiori de dissimulation. Son directeur général adjoint, Julien Collet, joint par Le Monde, dissocie deux dossiers. Le premier est celui des « difficultés techniques » de Creusot Forge. « Dans les années 2005-2006, dit-il, nous avons constaté des problèmes au niveau de la fabrication des pièces et des anomalies en termes d’assurance qualité. » A la suite d’inspections, plusieurs courriers ont été adressés à EDF, qui pointaient « de nombreux écarts » et des « incidents récurrents » dans la fabrication des équipements sous pression nucléaire. EDF a été sommée de « surveiller » plus étroitement son fournisseur. L’ASN a mis en ligne vendredi sur son site l’historique de ses échanges avec EDF et Areva depuis 2005.

Le second dossier, celui de l’excès de carbone dans l’acier de la cuve de l’EPR de Flamanville, est distinct, selon M. Collet. « A la suite de l’arrêté du 12 décembre 2005 modifiant la réglementation sur les équipements sous pression nucléaire, précise-t-il, nous avons demandé à Areva, dès août 2006, de démontrer la qualification technique de la calotte supérieure de la cuve, c’est-à-dire son homogénéité. » Sans avoir d’« inquiétude particulière à ce moment-là », reconnaît-il. Ce n’est qu’« en octobre 2014 » qu’Areva informera l’ASN de la non-conformité des résultats de nouveaux essais. Une grave anomalie rendue publique par l’ASN en avril 2015. Et une preuve, selon elle, de sa « transparence ». L’historique des échanges de courriers entre l’ASN et Areva semble confirmer cette chronologie.

Un enjeu vital

Dans les prochains mois, toute l’attention se concentrera sur l’ASN : elle s’est donné jusqu’en septembre pour dire si la cuve de l’EPR est « bonne pour le service », comme l’assurent EDF et Areva, en s’appuyant sur leurs propres tests menés en 2016. Les dirigeants du groupe d’électricité sont si confiants qu’ils assurent n’avoir « pas de plan B » en cas d’avis négatif de l’ASN, qui leur a pourtant réclamé un tel « plan B ».

L’enjeu est vital pour EDF. Un refus l’obligerait à se priver d’un réacteur qui doit entrer en service début 2019. A moins de forger une nouvelle cuve – sans doute au Japon – entraînant plusieurs années de retard et des surcoûts faramineux pour une centrale dont le budget initial a déjà triplé en dix ans (10,5 milliards). Stopper Flamanville compromettrait aussi l’image déjà ternie du nucléaire français. Et EDF ne pourrait plus racheter Areva NP (filiale réacteurs et services d’Areva), puisque la Commission européenne a fait de la validation de la cuve par l’ASN une condition pour autoriser l’Etat français à injecter 4,5 milliards dans le groupe nucléaire en grande difficulté. C’est toute la filière française qui plongerait dans l’inconnu.

Les cuves des deux EPR d’Hinkley Point en Angleterre doivent sortir du site du Creusot. Et le gendarme nucléaire britannique suit de près la remise d’équerre de l’usine bourguignonne.

Helen Caldicott: à Fukushima la fusion ne fait que continuer

traduction perso d’un article paru le 13/02/2017  dans Independant Australia. Helen Caldicott nous remet dans les rails en commentant les  dernières nouvelles.

ma traduction est libre de droits et peut être reproduite.

https://independentaustralia.net/politics/politics-display/helen-caldicott-the-fukushima-nuclear-meltdown-continues-unabated,10019

Le Dr Helen Caldicott explique les photos prises par les robots des réacteurs nucléaires de Fukushima Daichii : les niveaux de radiation n’ont pas culminé, mais ont continué de répandre des déchets toxiques dans l’Océan Pacifique, mais c’est seulement maintenant que les dégâts ont été photographiés.

« Le récent rapport sur des mesures de radiations énormes dans l’Unité 2 de la centrale nucléaire de Fukushima Daichii ne signifie pas qu’il y a un sommet des radiations dans le bâtiment du réacteur. Tout ce qu’il indique, c’est que, pour la première fois, les Japonais ont été capables de mesurer l’intensité des radiations délivrées par le combustible en fusion, alors que chaque tentative précédente avait été un échec parce que la radiation est tellement intense que les composants du robot ont été fonctionnellement détruits.

La mesure est de 530 sieverts, soit 53 000 rems (Roentgen Equivalent for Man). La  dose à laquelle la moitié de la population exposée mourrait est de 250 à 500 rems, donc c’est une mesure massive. Il est fort probable que si le robot avait pu pénétrer plus profondément à l’intérieur de la cavité, la mesure aurait été bien plus grande.

Ces faits illustrent pourquoi il sera à peu près impossible de « démanteler » les unités 1, 2, 3 car nul humain ne pourra jamais être exposé à une radiation aussi intense. Ce fait signifie que Fukushima Daichi demeure une tache diabolique sur le Japon et sur le monde pour le reste de l’histoire de l’humanité, situé comme il est sur des zones actives de tremblements de terre.

Ce que les photos prises par le robot révèlent, c’est que quelques-uns des soutiens structurels de l’Unité 2 ont été endommagés. Il est vrai aussi que les quatre bâtiments avaient été structurellement endommagés par le tremblement de terre initial il y a plus de cinq ans et par les explosions d’hydrogène consécutives, aussi s’il y avait un tremblement de terre supérieur à 7 sur l’échelle de Richter, il est très possible qu’une ou plus de ces structures s’effondre; conduisant à une émission massive de radiations si le bâtiment s’effondre sur le coeur en fusion en dessous.

Mais les Unités 1, 2 et 3 contiennent aussi les piscines de refroidissement avec des barres de combustible extrêmement radioactif – 392 dans l’Unité 1, 615 dans l’Unité 2, 566 dans l’Unité 3; si un tremblement de terre venait à faire une brèche dans une piscine, le rayonnement gamma serait tellement intense que le site devrait être évacué définitivement. Le combustible de l’Unité 4 et des piscines de refroidissement a été enlevé.

Mais il y a plus à craindre.

Le complexe a été construit au bord d’une chaine de montagnes et des millions de litres s’écoulent quotidiennement sous le complexe, provoquant une liquéfaction partielle de la terre. Comme cette eau coule par en-dessous sur les réacteurs endommagés, elle est en contact avec les trois coeurs en fusion et devient extrêmement radioactive en continuant sa route vers l’Océan Pacifique proche.

Chaque jour depuis le début de l’accident, 300 ou 400 tonnes d’eau se sont écoulés dans le Pacifique, où de nombreux isotopes – comprenant du cesium 137, 134, strontium 90, tritium, plutonium, americium, et plus de 100 autres – et se concentrent dans la chaine biologique en augmentant à chaque étape de la chaine alimentaire – algues, crustacés, petits poissons, gros poissons, puis nous.

Les poissons parcourent des milliers de kilomètres et les thons, les saumons, et d’autres espèces trouvées sur la côte ouest américaine contiennent maintenant quelques-uns de ces éléments radioactifs qui sont sans goût, sans odeur et invisibles. Entrant dans le corps humain par ingestion, ils se concentrent dans différents organes, irradiant les cellules voisines pour de nombreuses années. Le cycle du cancer est lancé par une seule mutation d’un seul gène régulatoire dans une seule cellule, et la durée d’incubation pour le cancer va de 2 à 90 ans. Aucun cancer ne définit son origine.

Nous pourrions pêcher du poisson radioactif en Australie, ou le poisson importé pourrait contenir des isotopes radioactifs, mais à moins qu’ils ne soient soigneusement testés nous ne saurons jamais.

En même temps que l’eau des montagnes qui atteint le Pacifique depuis l’accident, TEPCO a pompé quotidiennement plus de 300 tonnes d’eau de mer sur les réacteurs endommagés pour les refroidir. Elle est extrêmement radioactive et est re-pompée puis stockée dans 1200 énormes réservoirs éparpillés sur le site de Daichi. Ces réservoirs ne pourraient supporter un gros tremblement de terre et pourraient se briser, répandant leur contenu dans l’océan.

Même si cela n’arrive pas, TEPCO va bientôt être à court d’espace de stockage et est en train d’essayer de convaincre les pêcheurs locaux que ce serait bien de déverser l’eau dans l’océan. Le RCF comme les rayons X délivré par ces réservoirs est très élevé – 10 millirems – et présente un danger pour les travailleurs. Il y a plus de 4 000 travailleurs chaque jour sur site, beaucoup recrutés par les Yakuzas ( la mafia japonaise ), comprenant des sans-domiciles, drogués et déséquilibrés mentaux.

Il y a un autre problème. Comme les coeurs en fusion émettent continuellement de l’hydrogène, explosif, TEPCO pompe de l’azote pour diluer les dangers de l’hydrogène.

De vastes surfaces au Japon sont maintenant contaminées, comprenant certaines parties de Tokyo, si radioactives que la poussière des rues mesurant 7 000 becquerels par kilo serait considérée comme bon à enterrer comme déchet radioactif aux USA.

Comme expliqué précédemment ces éléments radioactifs se concentrent dans la chaine alimentaire. La Préfecture de Fukushima a toujours été considérée comme un grenier alimentaire pour le Japon et bien que grande partie du riz, des légumes et des fruits cultivés ici soit radioactive, il y a une grosse pression pour vendre cette nourriture à la fois sur le marché japonais et à l’étranger. Taiwan a banni la vente de nourriture japonaise, pas l’Australie ni les USA.

Le Premier Ministre Abe a fait récemment adopter une loi selon laquelle tout reporter disant la vérité sur la situation est passible de 10 ans de prison. De plus les médecins disant à leurs patients que leur maladie pourrait être dûe aux radiations, ne seront plus payés, ainsi il y a un immense silence tant au Japon que dans les médias globaux.

Le Comité Préfectoral de Santé de Fukushima surveille seulement les cancers de la thyroïde dans la population et en juin 2016, 172 cas de personnes de moins de 18 ans au moment de l’accident ont développé ou sont suspectes de cancer de la thyroïde; l’incidence normale dans cette population est de 1 ou 2 cas par million.

Cependant, d’autres cancers et leucémies causés par les radiations ne sont pas documentés de façon courante ainsi que les malformations congénitales, qui étaient et sont, répandues dans la population exposée de Tchernobyl.

Argument ultime, ces réacteurs ne seront jamais nettoyés ni démantelés car une telle tâche est humainement impossible. Donc ils continueront à déverser de l’eau dans le Pacifique jusqu’à la fin des temps et menaceront le Japon et l’hémisphère Nord avec des rejets massifs de radiations s’il y avait de nouveau un gros tremblement de terre. »

 

 

Linky

Témoignage reçu le 28 novembre 2016
————————————————-

A BRIVE EN CORREZE

Opération commando dans un immeuble privé 100 % opposé aux compteurs Linky

23 copropriétaires sur 23 avaient dit « NON » à l’installation des compteurs communicants lors de l’assemblé générale de copropriété du 31 octobre 2016.

Devant ce refus unanime, sous la pression bien entendu d’ENEDIS, l’entreprise sous-traitante CHAVINIER, a pénétré simultanément, grâce à leurs passes, par les trois entrées et surtout sans aucun avertissement de copropriétaires ou locataires. Ils ont coupé le courant à tout le monde pour changer les compteurs !

C’est une opération à vous couper le souffle ! Surtout si vous êtes sous assistance respiratoire. Bien heureusement aucun malade appareillé, mais l’entreprise CHAVINIER ainsi qu’ENEDIS s’en étaient sûrement assurés au préalable ! Il serait intéressant qu’ils nous prouvent leurs démarches en ce sens …

On se demande bien pourquoi, lol, ça a contrarié les occupants présents quand, surpris de ne plus avoir de courant, ils ont constaté l’origine cette coupure imprévue.

Ils ne voulaient pas de Linky, on leur coupe le courant sans les prévenir, ils protestent, l’entreprise CHAVINIER appelle la Police parce que ses employés n’ont nullement l’intention de reconnaître aux usagers le droit de refuser, une belle prime les attend en cas de difficultés de pose, et vu le nombre qu’ils vont poser, Noël arrive ….

Comment ? d’honnêtes citoyens se mettent en colère devant de telles méthodes ?

La Police doit y mettre de l’ordre et vite sinon où va-t-on ? Elle, dont les Agents se font assassiner et griller par des « sauvageons » sans avoir le droit de riposter !!!!!!!!

Ces citoyens sont de dangereux délinquants qu’il faut neutraliser, BIG DATA doit s’installer partout ! Et tant pis s’il s’avère qu’un jour, finalement, il y avait un risque sanitaire grave. Regardez comment se terminent les scandales sanitaires …

Aucune surprise, la violation de domicile, les informations erronées, l’intimidation particulièrement vis-à-vis des personnes fragiles, les menaces de sanctions financières, tout cela fait partie de la stratégie d’Enedis pour imposer ses compteurs soi-disant si performants, à condition d’avoir internet.

Combien de foyers en France n’ont pas d’internet ?

Sans ressources ou âgées, combien de personnes sont méprisées par ces nouveaux systèmes à tiroir-caisse ?

ENEDIS fait croire que ceux qui disent NON ne sont que des « gauchos » « bobos » « écolos » tous politisés, ringards, opposés au progrès. C’est tellement facile !

Le sujet est bien plus complexe.

Quel monde voulons-nous ? Sommes-nous obligés de tous nous mettre sous la dictature d’un même système ? Pourquoi nous enlever la liberté de choisir ?

…/…

Des voix de droite telles celles de Natacha Polony et le Comité Orwell*, des journalistes, des scientifiques de grand renom tel Stephen Hawking, s’inquiètent et nous interpellent sur le modèle de société standardisé et idyllique vers lequel l’humanité est dirigée par les détenteurs du Net et le danger de l’Intelligence Artificielle.

C’est à chaque citoyen de réfléchir, de s’informer et de faire respecter ses choix.

Le monde est économique avant d’être humain. Notre santé est le dernier de leurs soucis et nos hommes politiques soumis aux lobbies financiers, dépossédés de leurs pouvoirs de décision.

A nous, habitants de la Terre du XXIème siècle, de remettre l’humain au centre de nos préoccupations.

RESISTONS, c’est l’affaire de chacun d’entre nous, c’est le devoir envers nos enfants et les générations futures.

JUSTE UNE INFO : les enfants dont les parents travaillent dans la Silicon Valley vont dans une école NON CONNECTEE la WALDORF SCHOOL OF PENINSULA.

Aucun enfant n’a le droit de toucher un écran de smartphone, d’iPad ou d’ordinateur avant la classe de QUATRIEME (donc pas avant l’âge de 13 ans !) (lu dans l’Homme nu de Marc Dugain et Christophe Labbé éd. Plon)

Ces parents à la pointe de la technologie du Net en auraient-ils peur pour leurs enfants ?

Quelle bande de ringards !

Dire qu’on nous fait croire que nos enfants doivent absolument être connectés le plus tôt possible ! Pourquoi protègent-ils les leurs de ce monde si magnifique qu’ils préparent pour les nôtres ?

A MEDITER ….

NE PAS OUBLIER : C’EST NOUS TOUS USAGERS QUI AVONS FINANCE TOUTES LES INSTALLATIONS ET QUE C’EST ENCORE NOUS QUI PAIERONS QUOI QU’IL ARRIVE

*Ed . Plon : « Bienvenue dans le pire des Mondes » « Le triomphe du soft totalitarisme » de Natacha Polony et le Comité Orwell

j’apprends le chinois très vite tout seul !

quand tu veux faire quelque chose, il y a toujours des gens qui te proposent de le faire en payant !!! donc tu commences avec la méthode à six mille ou le chinois comme en Chine, mais qu’est-ce que c’est chiant ! d’abord c’est complètement désuet et ça repose  sur des technologies :dépassées. le cd audio et le bouquin papier figé pour assimil ou le dvd mal foutu pour le chinois comme en Chine. tu peux même pas trouver des trucs comme ça dans leur méthode : si tu vas voir ce lien et que tu cliques sur un caractère, tu le verras se dessiner:

http://www.learnchineseez.com/read-write/traditional/index.php

moi, je veux apprendre avec ma méthode, celle que j’ai utilisée pour apprendre ma langue maternelle. comment j’ai appris ? en emmagasinant des mots, des phrases, des sons, liés à des émotions, des situations, etc. pas de grammaire, pas d’écriture. la grammaire est venue toute seule. l’écriture est venue bien plus tard. c’est là que les profs ont commencé à m’mmerder avec l’accord des participes passés et l’accent circonflexe sur ile (comme ça île).

dans la méthode à Mimile ou le chinois comme en Chine, c’est de suite de la grammaire, des règles, des grands discours sur les tons et l’ordre des traits et tous ces machins.

sur le site dont auquel je te cause, plein de phrases. tu cliques et tu recliques, pas besoin de rembobiner. pas besoin du pinyin qui t’égare complètement (parce qu’après tu gardes l’image visuelle du pinyin et pas celle des caractères). va voir là, c’est plein de ressources:

http://www.learnchineseez.com/

et c’est gratuit ! bon, c’est en anglais …

et c’est là que je comprends pas ? que notre gouverne-ment, nos brillants ministres de l’éducation, ils aient jamais pensé à mettre des outils gratuits, et open source, pour permettre aux gens d’apprendre des tas de langues gratuitement, comme le urdu, le cebano, le chichehua,le  haoussa, le hmong, l’igbo,  le marathi, le pachto, le yoruba. ils pourraient mettre des équipes de ces faignants de profs au travail et nous pauvres sans dents nous pourrions nous mettre à étudier des tas de langues. faire des émissions de télé plus intéressantes que ces séries violentes ou ces débats primaires entre gens du beau monde avec coiffeur personnel salarié au mois.

bon, ça c’est un article de pub pour ce site (si je mets leur lien sur mon/mes blog/s  je pourrai suivre les cours plus avant). je vais aussi leur proposer de traduire leur site pour les anglophobes. mais si tu as lu l’article jusqu’ici et que tu es développeur et pro open source, alors fais-moi signe. j’ai des tas d’idées sur la question, et nous pourrions travailler en équipe.

http://www.learnchineseez.com/

la révolution des bâtons !

à toi.e qui lis ce message, merci de le faire connaitre aux co-pain.e.s

la vision de vidéos du 8 octobre à NDDL m’a donné quelques idées, le cannabis étant mûr aidant.

 

 

et si nous, les résistants, on convenait d’utiliser un vrai calendrier, un vrai agenda ?
t’as réfléchi au calendrier que tu utilises tous les jours ? Tu as réfléchi que tu utilises un calendrier où « ils » peuvent décider de changer l’heure ? ou même décider de changer la date du début de l’année, comme ils ont fait récemment, il y a deux ou trois siècles ? et que les fêtes ne fêtent pas la lune ou le soleil, les équinoxes, les solstices ….

alors qu’il existe un calendrier vieux de milliers d’années, le calendrier lunaire ? et si on se mettait entre nous au calendrier chinois, le calendriers des saisons agricoles ? ça nous permettrait de nous rapprocher de la lune, des étoiles, du rythme des saisons.

de nous rapprocher de la terre et du ciel, et nous servir de guide pour les exercices de qi gong adaptés à la saison ou à l’inter-saison ? ou pour l’alimentation, selon les principes du yin et du yang ?

sur une des vidéos on voyait des bâtons qui scandaient des rythmes, sur une autre des gars qui faisaient une démonstration d’ensemble du bâton.

et si on se mettait à construire notre armée (pas seulement de patience) en pratiquant l’art millénaire du bâton, toi dans ton coin avec les copains et copines, moi dans mon coin avec mes copines, sur la place publique, dans un square, sur la place de la mairie, devant l’église, au bord de la rivière, et gratuitement ?

Un bon exercice pour les vieillardes et les vieillards qui se font dépouiller, ou pour les plus jeunes qui pourraient se défouler dans des exercices plus martiaux. le bâton est l’arme des paysans …

les 16 exercices décrits dans la vidéo pourraient servir de base de départ ?

et après on pourrait se retrouver à des tas de groupes pour montrer (mais le bâton est un art martial de légitime défense et pas d’attaque) notre opposition à tel ou tel projet dévoreur de terres et destructeur de vies ?

ah ! nous sommes attaqués à Sivens, hé bien nous manifestons à La Roche Migène, à Roquefeuil, à Luc sur Aude et autres lieux.

créons notre armée de gueux, de sans terres, de guenilleux. L’armée des bâtons: un manche à balai fait l’affaire.

Non, mais tu rêves, mon gars !

le Parti des médias et l’intelligentsia méprisent la réalité

Dans le journal d’extrême gauche Le Figaro on trouve une interview de Brice Couturier sous ce titre.
« FIGAROVOX. – De septembre 2011 à juin 2016, vous avez été chroniqueur et co-animateur dans Les Matins de France Culture. Que retenez-vous de ce quinquennat sur le plan intellectuel et politique?

Brice COUTURIER. – Un quinquennat, oui, l’expression est bien trouvée. C’est d’ailleurs un principe de vie: je change d’activité tous les cinq ans. Ces cinq dernières années, j’ai donc écrit chaque jour un éditorial que j’ai lu le lendemain matin sur notre antenne de France Culture, afin de lancer le débat de la deuxième partie des Matins. Lorsque le directeur de l’époque, Olivier Poivre d’Arvor, m’a proposé ce défi, je lui ai fait remarquer que l’éditorialiste d’un journal, c’est quelqu’un qui reflète la ligne éditoriale de ce titre et qu’en ce qui me concerne, je me regardais comme assez décalé par rapport à celle de France Culture. Mais c’était précisément ma différence qui l’intéressait. »

La suite ici:
http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/08/19/31002-20160819ARTFIG00333-brice-couturierle-parti-des-medias-et-l-intelligentsia-meprisent-la-realite.php

Si tu veux aller plus loin sur la question, tu peux aussi lire « Les chiens de garde » de Paul Nizan, Les Nouveaux Chiens de garde de Serge Halimi et, bien sûr « La Fabrication du Consentement  » de Noam Chomsky. On peut même trouver des vidéos sur youtube.

Fukushima. Arnie Gundersen : le monde en danger

Arnie Gundersen : le monde en danger

Traduction de la transcription de la vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=Fm6X3zdZZVM

http://www.fairewinds.org/nuclear-energy-education//world-in-danger

EEMCEE : Je vais commencer par une citation du célèbre philosophe américain W.C. Field qui a dit une fois « Il arrive une fois dans les événements humains où l’on doit prendre le taureau par la queue et regarder les choses carrément en face ». Et c’est ce que nous allons faire ce soir. Alors Arnie Gundersen, c’est à vous.

AG : Ce dont je voudrais parler, et Tim y a fait allusion, est comment l’industrie nucléaire a réussi à exposer son argument sur le nucléaire. Il y a un livre:Ne pensez pas à l’éléphant. Quelle est la première chose à laquelle vous pensez ? A l’éléphant. Et la personne qui expose l’argument gagne généralement cet argument. Nous nous retrouvons étiquetés anti-nucléaires. Nous ne les appelons jamais zélotes du nucléaire. Ils ont été capables d’élaborer l’argument. Voici un exemple. Qu’est-ce qui est faux dans cette phrase : l’accident de Fukushima s’est produit le 11 mars 2011. (Public : accident). Accident. En fait il y a trois erreurs – ceci est la première. (P : il est toujour en cours). Oui, il continue. Quand l’industrie nucléaire parle de Fukushima au passé le nœud du problème est qu’il saigne toujours dans le Pacifique et qu’il faudra cent ans et la moitié d’un trillion de dollars pour nettoyer, mais ils veulent que vous pensiez que c’est fini. Aussi, 1 il continue, 2 c’est un accident mondial. Un accident, c’est quand tu conduis sur la route, qu’un hibou vole devant toi, heurte ton pare-brise et te sort. C’est un accident. Tu ne pouvais pas le prévoir. Mais leur commission DIET – DIET est leur parlement national- a dit que ce n’est pas un accident. Ceci a été fait par l’homme. profondément fait par l’homme. Les ingénieurs le savaient depuis quarante ans. Ainsi la mèche de cette bombe temporelle a été allumée en 1967 quand ils ont commencé à construire. Et ça a explosé en 2011, mais l’accident n’est pas un accident. C’est un désastre créé par l’homme. Aussi j’essaie d’éliminer ça de mon vocabulaire parce que j’ai été ingénieur et j’aurais parié que tout le monde appellerait ça accident. C’est inculqué. Ce n’est pas un accident. C’est un désastre. Et le dernier est – j’ai dit l’accident de Fukushima. Fukushima est une jolie préfecture et il vaudrait mieux que nous l’appelions Fukushima Daiichi, ce qui signifie le premier site nucléaire construit à Fukushima et, plus bas sur la route à environ six kilomètres se trouve Fukushima Daini. Ce serait comme parler de l’accident de Californie. Cela aurait un sens pour les habitants de la Préfecture de Fukushima que le désastre soit correctement appelé accident de Daiichi. Mais continuons avec le spectacle ici. Il y a quatre points dont j’aimerais parler.

Le premier est que les accidents nucléaires arrivent bien plus fréquemment que les régulateurs (P. les incidents nucléaires) les désastres nucléaires – ok, continuons. Les incidents nucléaires arrivent bien plus fréquemment que nos régulateurs voudraient que vous le croyiez, que nos politiciens voudraient que vous le croyiez et que l’industrie nucléaire voudrait que vous le croyiez. Avec le temps ces désastres sont devenus pires, pas moindres mais pires. La troisième chose est que, si mauvais que fut Fukushima Daiichi, ça aurait pu être pire. Et la troisième (sic) est que ça frappe ici en Californie et sur la côte ouest, est que les radiations ne connaissent pas de frontières. Aussi au cours de ma vie – voilà à quoi je ressemblais au sortir du lycée- regardez cette cravate, on dirait que j’avais une carpette ou quelque chose comme ça, ce gars était plus brillant que celui qui se tient devant vous, mais probablement un peu moins sage. Aussi je voudrais vous dire que ma sagesse peut avoir augmenté, mais mon intellect a peut-être diminué un peu. Mais au cours de notre parcours commun d’environ quarante étranges années, voici ce qui est arrivé. Nous avons eu une fusion partielle à Three Miles Islands. Nous avons eu une fusion complete à Tchernobyl. Nous avons eu une fusion complète à Fukushima Daiichi unité 1, une fusion complète à Daiichi unité 2, une fusion complète à Daiichi unité 3. Aussi dans ces 35 années depuis TMI à aujourd’hui nous avons connu sept fusions – nous avons eu cinq fusions. Aussi, si vous prenez 35 divisé par 5, c’est pas sorcier, vous avez 7. Tous les 7 ans environ, une fois tous les dix ans, vous avez une fusion.

C’est ce que l’histoire montre. Cependant, les régulateurs, et la Commission Régulatoire Nucléaire et l’industrie nucléaire ont dit aux politiques que les chances d’accident étaient de un sur un million. Donc si vous prenez un million et que vous divisez par 400 centrales nucléaires, vous avez un accident, un désastre tous les 2500 ans. Mais l’histoire nous dit que c’est une fois tous les 7 ans, et cependant les régulateurs basent leurs processus de décisions sur une fois tous les 2500 ans. Ceci montre comment l’industrie nucléaire a tordu l’argument, et, malheureusement, ça influence énormément nos élus. Qui, au Congrès, autoriserait à mettre en route Diablo s’il pensait qu’il y aurait fusion dans les 7 ans ? Ainsi, les décideurs sont un monde et les faits du monde réel en sont un autre. Aussi le deuxième problème est que les accidents sont devenus pires, les désastres ont empiré – je me suis piégé moi-même. Le premier est TMI. C’était une fusion partielle, comme être partiellement enceinte ! L’équipe qui a pris cette photo – la façon de penser du pouvoir nucléaire est une histoire intéressante- l’ont prise un an après l’accident, le désastre – avant la fin de cet exposé je me corrigerai ! Environ un an après le désastre, ils ont plongé une caméra depuis le sommet du réacteur. C’est une vraie histoire des personnes de l’équipe. Ils ont descendu à plusieurs mètres jusqu’où aurait dû se trouver le cœur du réacteur, et ils ne l’ont pas trouvé. Aussi ils ont remonté la caméra et se sont dits qu’il y avait quelque chose de faux dans leurs mesures. Aussi ils ont re-mesuré le fil et l’ont plongé une seconde fois. Et ils n’ont pas trouvé le cœur. Et ils ont re-tiré la ligne et se sont dits il y a quelque chose de faux dans nos mesures. Le cœur doit se trouver ici. Ils l’ont replongé une troisième fois. Et ils ne l’ont pas vu. C’est à la troisième fois que la personne chargée de l’opération a dit : mon dieu, c’est une fusion. Deux ans après, avec d’énormes émissions de radioactivité, et la psyché de l’industrie nucléaire était telle qu’ils ne voulaient pas s’avouer qu’il y avait eu fusion jusqu’à ce que cette image apparaisse. Les conséquences ne sont pas que les fusions. Ce sont aussi les victimes. Si vous allez sur le site web de la Commission de Réglementation Nucléaire, personne n’a été blessé à Three Miles Island. Et, bien sûr, l’industrie dit ça aussi. Voici le Dr. Steve Wing. Et la diagonale blanche qui court d’ici à là, voici Susquehanna River et là, Three Miles Island. Et Steve a regardé les données démographiques de décès par cancer du poumon dix ans après l’accident. Et il a clairement montré que les cancers du poumon dans la vallée de la rivière étaient horribles comparés à ceux des côteaux. pourquoi ça ? Quand l’accident est arrivé, quand le désastre est arrivé, quand la fusion est arrivée il y avait inversion des températures ce jour-là et ça a maintenu les radiations dans la vallée. L’industrie nucléaire ne veut pas l’admettre et Steve a pris un tas de critiques, mais en fait c’est ce que disent les données. Des gens meurent, meurent après TMI. Voici une photo des restes du cœur du réacteur à Tchernobyl. On l’appelle le pied d’éléphant. Elle a été prise par un robot environ un an après l’accident – le désastre, la fusion- et ce pied d’éléphant est si radioactif que s’il était ici, nous serions tous morts en environ 2 minutes. Voilà la quantité de radiation qui s’échappe du pied d’éléphant en ce moment même. Mais nous avions une photo à quoi ressemblait TMI et à quoi ressemblait Tchernobyl deux ans après l’accident, le désastre. La diapo suivante – et nous savons tous que l’Europe a été hautement contaminée suite à la fusion de Tchernobyl. Le Dr. Alexey Yablokov calcule que plus d’un million de personnes mourront des émissions radioactives. L’IAEA dit qu’environ 40 personnes sont mortes. Il y a une grande différence (10:54). Maintenant rendons-nous à Fukushima Daiichi. Où sont les cœurs ? Personne ne sait. Cela fait cibq ans que le processus a commencé et nous n’avons même pas une photo qui dise où sont les cœurs nucléaires. La tendance est allée d’une fusion partielle à une fusion complète, à trois fusions complètes et -. les niveaux de radiations sont si élevés dans ce bâtiment – que nous ne pouvons pas encore trouver les cœurs des réacteurs. Diapo suivante. Une séquence vraiment rapide. De gauche à droite Fukushima Daiichi unité 1 – déjà explosée- 2, 3, 4. Gardez l’oeil sur la 3, ici. Diapo suivante ? Ceci ne peut pas arriver. Selon la Commission de Régulation du Nucléaire, vous ne pouvez pas avoir une explosion d’hydrogène et vous ne pouvez pas avoir une onde de choc de détonation dans une centrale nucléaire. Alors ne vous inquiétez pas. Ce que vous voyez ici n’est pas arrivé. Mais l’exemple existe – Diablo Canyon ne peut pas résister à ça. Ce que dit la Commission de Régulation du Nucléaire c’est que ceci ne peut jamais arriver. Donc Diablo Canyon peut continuer à fonctionner. Cette petite diapo montre l’éclatement initial de la première explosion – l’onde de choc de la détonation. Le reste, après, est balistique. Cela emporte juste le toit du bâtiment. Mais ne vous inquiétez pas, ça ne peut pas arriver à Diablo Canyon. Je vais cliquer dessus 21 fois (de 12:36 à 13:04). Ce n’est pas une onde de choc de détonation. Aucune enceinte de confinement au monde ne peut supporter l’onde de choc d’une explosion. Alors la solution des régulateurs est de présupposer qu’une onde de choc d’explosion ne peut arriver. La diapo suivante montre un problème que les régulateurs ont réussi à traiter. Les enceintes de confinement ne fuient pas. Voilà les dômes de Diablo et San Onofre – cette chose qui ressemble à une demi-hémisphère. Ce sont les dômes de confinement. Et je discutais ça – j’étais invité au comité consultatif de sécurité des réacteurs – les 17 sages qui guident la Commission de Régulation du Nucléaire – quatre mois avant Fukushima Daiichi. Et j’arguais que les enceintes de confinement fuient et qu’ils devaient changer la réglementation, spécialement pour un nouveau réacteur. Après ça, le mois suivant, l’équipe de la NRC – 4 000 membres – a envoyé un document de synthèse à la NRC, ils disaient que le risque de fuite est de zéro. Donc ce qui arrive ici, c’est une photo de Fukushima Daiichi unité 3 environ un mois après l’accident nucléaire. Le désastre. La forme vague est la piscine du réacteur qui bout et se mélange à l’air et vous pouvez voir – il y a juste deux mots ici en anglais – mais c’est environ 62 degrés centigrades, ce qui signifie que c’était environ à 130 degrés dans les gaz qui s’échappent. C’était un gros problème et c’était la même chose à l’unité 4 et dans les autres unités. Les piscines des réacteurs bouillaient. Mais ce n’est pas le point-clé ici. Vous voyez ce petit point juste ici ? Il dit 128°. Ce qui signifie environ 252 degrés. Vous vous souvenez, l’eau bout à 100° en conditions atmosphériques. Ce qui me dit que l’enceinte de confinement fuyait comme une passoire. Pas d’étanchéité dans dans l’enceinte de confinement de Fukushima Daiichi unité 3. Encore un des problèmes que la NRC a mis de côté. Il y a eu des communications entre la NRC et les gens à Tokyo et ils estimaient que le confinement fuyait à 300 pour cent par jour. Si ce chiffre était appliqué à Diablo Canyon il devrait fermer immédiatement parce que l’analyse de l’accident – je peux l’employer parce que ce sont les termes de la NRC – ils présupposent seulement un dixième de pourcent par jour. Ceci est un autre exemple de comment l’industrie envoie son argumentation. Ensuite un morceau de combustible nucléaire. C’est dans un microscope à balayage électronique fait par Marco Kaltofen à Worcester Polytechnic. Ce qu’il y a de fascinant c’est que ça a été trouvé à environ 300 kms de Fukushima Daiichi. Donc un accident/désastre ne se limite pas aux frontières de la centrale. Et si c’est sur le – ceci a été ramassé sur un sac d’aspirateur – . Si c’est dans le sac de l’aspirateur, c’est dans vos poumons parce que vous inspirez tout ce qui remonte du sol. Diapo suivante : des filtres à air de voiture. Chacun de ces points noirs est une particule radioactive. Si vous regardez de près – nous avions un grand projecteur de diapos- en ce moment nous avons une particule radioactive sur un filtre à air de voiture à Seatle – mais ceux de la ville de Fukushima sont d’évidence les pires. De sorte que – Dieu nous aide quand ces gens auront 10 ou 15 ans et quand nous commencerons à voir une incidence accrue des cancers du poumon comme Steve Wing l’a découvert à TMI. Mais, selon la NRC, TMI n’a pas eu lieu non plus. OK. La dernière de cette série – Fairewinds a demandé des chaussures d’enfants. Et nous avons reçu 7 paires de chaussures d’enfants de Fukushima et les avons comparées avec 7 paires de chaussures d’enfants des Etats Unis. Et basiquement les chaussures de droite sont – la limite inférieure de détection, c’est le mieux que puissent faire les instruments. Les chaussures des enfants des EU sont vraiment propres. Et les chaussures des enfants japonais sont chargées de césium. Bon, que font les enfants ? Ils lacent leurs chaussures et mettent leurs mains dans leurs bouches, ceci partout au Japon. Donc la seconde conclusion est que nous sommes allés d’une fusion partielle à une fusion totale et à trois fusions totales. Et les conséquences empirent et la fréquence des accidents augmente. Ce n’est pas une bonne tendance. Et ça va empirer à mesure que lescentrales vieillissent. Diablo a plus de 30 ans de fonctionnement, mais ils avaient construit le réacteur avant et des choses comme ça, qui ont ralenti la construction. Il s’agit d’une technologie des années 60 et d’un béton des années 60 et à mesure que les choses vieillissent, elles finissent par casser. Mon corps me le dit. Conséquence numéro deux la fréquence des désastres – désolé – la gravité des désastres augmente. La troisième partie tourne autour du point clé du pouvoir nucléaire que personne ne veut vous voir connaître. Maintenant nous savons tous que quand un atome d’uranium se divise en deux, il dégage des quantités d’énergie. C’est ce qui rend la puissance nucléaire si cool et c’est ce qui fait exploser les bombes atomiques. Prenez de l’uranium, divisez-le en deux et vous obtenez des quantités d’énergie. Si ça s’arrêtait là, nous n’aurions pas de problème à Daiichi. Mais ça ne s’arrête pas là, et c’est ce dont ils ne vous parlent pas. Que l’explosion du milieu – la réaction nucléaire en chaine du milieu – libère seulement 93% de la chaleur. Les autres 7% proviennent des parties, ici et là. Elles restent physiquement chaudes et radioactivement chaudes pour des centaines d’années (19:41). Donc quand Fukushima Daiichi a été arrêtée en sécurité, ça a arrêté la réaction en chaine. Il n’y avait plus d’atomes d’uranium qui se divisait. Mais les pièces laissées de côté continuaient à malaxer 7% du problème. 7% ne semblent pas un gros morceau, sauf que – regardons Daiichi unité 2 – qui faisait 4 millions de chevaux. 7% de 4 millions de chevaux sont 270 000 chevaux de chaleur à dissiper et le cœur du réacteur est seulement de 12x12x12. Alors pensez à 270 00 chevaux dans un espace de 12x12x12 et qui doivent être dissipés et ne le peuvent pas . Ce qui est arrivé à Daiichi fut que – vous avez tous appris que la vague est arrivée, a frappé les diesels et parce que les diesels ne pouvaient tourner, il n’y avait plus d’eau pour refroidir. C’est vrai, mais même si les diesels avaient été au sommet de l’Empire State Building, Daiichi aurait quand même connu la fusion, voici pourquoi. Le long de la rivière il y a un tas de décombres, ce sont les pompes de refroidissement dessinées pour dissiper le quart de millions de chevaux. La vague a détruit les pompes de refroidissement. Nous appelons ça perte du dissipateur thermique principal. PDTP (LOUHS). Aussi, ça n’a pas d’importance et les gens diront qu’à Diablo le bâtiment du réacteur est à 24 ou 27 mètres. Les pompes de refroidissement sont à hauteur d’eau. Si un tsunami survenait, il ne frapperait pas le bâtiment mais les pompes le long de l’eau. Et l’industrie nucléaire a énoncé le problème comme : nous n’avons pas de problème à Diablo puisque nous sommes sur la hauteur de la falaise. Les pompes ne sont pas sur la falaise, parce que si elles y étaient, elles ne pourraient pas pomper l’eau. Les pompes sont en bas, au niveau de l’eau et c’est un problème critique qui n’a jamais été soulevé. De ce point de vue Fukushima aurait pu être pire. Quand le tsunami est survenu, il a frappé presque toutes les pompes. Une pompe a survécu à Daiichi, une paire plus bas à Daini. Mais 14 réacteurs nucléaires ont perdu leur eau de refroidissement. 14 réacteurs qui ont perdu leur eau de refroidissement ça signifiait que – et sur les diesels, il y avait 37 diesels – 24 n’ont pas pu démarrer. Ils avaient seulement 12 pompes pour refroidir 14 centrales nucléaires. Et si ça avait été pire d’un poil, nous n’aurions pas eu 3 fusions comme à Daiichi, mais 14. Et ce n’est pas un problème qui concerne le seul Japon. C’est le genre de problème qui concerne l’hémisphère nord. Donc la question de la chance y joue un rôle important. Daiichi aurait pu être bien pire. Ce fut un échec technique complet. Chaque système qui avait été conçu pour fonctionner ne le fit pas. Et nous devons notre vie dans cet hémisphère au courage de deux centaines d’ouvriers japonais. Ainsi le courage est crucial ici. Le dirigeant de la centrale était très respecté par les gens, et quand il resta ils restèrent. Aussi je dédie toujours mes débats à cette centaine de personnes – nous les appelons les Cinquante de Fukushima. Il y eut probablement plus de 50 mais moins de 200 personnes qui restèrent et qui ont maintenant des leucémies comme résultat. Premièrement. L’autre chose est la chance. Quand cet accident arriva, quand ce désastre arriva, le vent soufflait vers la mer à peu près 80% du temps. Maintenant, si le vent avait soufflé dans l’autre sens comme il le fait pendant quelques saisons au Japon, le Japon aurait été coupé en deux par l’émission des radiations de ces trois réacteurs nucléaires. Vous auriez eu le Japon du Nord, le Japon du Sud et cette ceinture inhabitée au milieu. La chance tient à ce que le vent soufflait dans la bonne direction. L’autre aspect de la chance est que ceci eut lieu pendant le jour. Il y avait 1 000 personnes ce Vendredi, y compris les cadres dirigeants. Si c’était arrivé douze heures plus tard, au milieu de la nuit, il y aurait eu 100 personnes, et pas de cadres. Et l’infrastructure pour qu’ils aillent au travail détruite. Ce n’est pas comme s’ils pouvaient sauter dans la voiture et conduire pour secourir l’endroit. Ils n’auraient pas pu se rendre là parce que l’infrastructure pour se rendre là était détruite. Donc si ce n’avait pas été deux centaines de personnes courageuses et la chance de 12 heures de différence quand le tremblement de terre et le tsunami ont frappé, le désastre à Daiichi aurait éliminé le Japon et hautement contaminé l’hémisphère Nord également. C’est le commentaire de Naoto Kan sur l’accident. Naoto Kan était le premier ministre au moment de l’accident, et il a dit « Notre existence en tant que nation était en jeu » .A mettre en parallèle avec ce que dit Gorbatchev dans ses mémoires. Gorbatchev dit que l’Union Soviétique ne s’est pas écroulée à cause de la pérestroïka mais à cause de Tchernobyl. Ainsi les deux premiers ministres qui ont vécu ça – l’un élu démocratiquement, et l’autre un dirigeant communiste – en viennent aux mêmes conclusions qu’une technologie est capable de détruire un pays du jour au lendemain. Contrairement aux autres choses avec lesquelles nous vivons, le pouvoir nucléaire peut détruire le tissu d’un pays du jour au lendemain. Diapo suivante : le pouvoir nucléaire est-il trop grand pour faire faillite ? Ce serait l’image que je pense que vous avez quand vous regardez sa structure robuste. Mais en fait nous avons vu, maintenant trois fois, à Daiichi 1, à Daiichi 2 et à Daiichi 3, que c’est faux. J’aime le dire ainsi. Tôt ou tard, dans tout système à l’épreuve des fous, les fous vont dépasser les preuves. Dernier point : qu’est-ce que ça signifie pour la Californie et la côte ouest ? Cela signifie que la radiation ne connait pas de frontières. Elle ne s’y arrête pas – c’est un accident japonais et la radiation dit oh ! je dois revenir derrière la ligne et revenir au Japon. Non. Nous sommes tous embarqués dans cette affaire. La radiation ne connait pas de frontières. Ce que j’ai été capable de faire est de mettre ici ce petit morceau qui explique l’impact sur la Californie mieux que tout à ce que je vois. La fusion à Daiichi a fait relâcher 400 tonnes d’eau par jour dans le Pacifique. TEPCO en recueille frénétiquement dans tous ces réservoirs. Ces trucs bleus et argent. Ils n’étaient pas là quand la centrale a été construite mais ils construisent une citerne tous les deux ou trois jours essayant frénétiquement de récupérer l’eau, et cependant 400 tonnes coulent dans le Pacifique. Qu’est-ce que ça signifie ? C’est l’équivalent de la charge de 25 000 tracteurs de liquide radioactif pompé dans le Pacifique. Et ça n’a pas cessé. Ceci pour les quatre premières années. Parlons de ce que ça signifie. Seriez-vous inquiets de vivre en Californie ? Je vais utiliser ce cube comme exemple. Ce cube fait 10x10x10. Donc 10x10x10 ça fait 1 000 morceaux dans ce cube. Quand j’étais à l’école on nous disait la dilution est la solution à la pollution. Et je pense que la question Daiichi que nous vivons dans un monde terriblement petit pour le diluer. Regardons le premier gros bloc de 10x10x10. Disons que chaque partie est un rem. Un REM est une unité – Roentgen equivalent man – c’est une unité de radiation. On peut parler en Sieverts, 1 000 rems sont 10 Sieverts. J’ai été éduqué en REM aussi je parlerai en REM. Un millier de REM – si je vous ai donné un cube – voici votre cube d’un millier de REM – vous êtes mort en une heure. Maintenant prenons-en un dixième. Divisons le cube en 100. Maintenant, c’est 10x10x1. C’est un cube de 100 REM. Si je vous ai donn 100 REM , 100 REM aux 10 premières personnes ici, une sur 10 mourra de cancer. Nous appelons ça la théorie du modèle de radiation sans valeur limite. Ce que ça signifie est, je continue de diviser ce bloc. Je n’arrive jamais au point où il y ait une dose minimum qui ne cause plus de souci. Quelqu’un aura un cancer par cette radiation. Nous sommes arrivés à 100 REM. Une personne sur dix exposée à 100 REM mourra du cancer. Descendons un peu plus – jusqu’à 10 – donc 1×1 – donc 10 REM. Et si j’étends ça à tout le monde dans cette salle, il y aura une augmentation de – un d’entre vous aura un cancer à cause de cette radiation. Mais ce qui se passe ici, et je pense que vous pouvez deviner que les gens de la politique officielle comptent sur le fait que, de toute façon, 40% des Américains meurent de cancer. Aussi pour extraire cette personne des 40 est épidémiologiquement très difficile. Plus c’est dilué, moins probablement vous saurez qui va mourir du cancer. Mais vous pouvez être sûr que quelqu’un en mourra. La dernière diapo va dans le même sens. Aussi à mesure que la radiation est diluée, ça ne signifie pas qu’elle atteint un niveau minimal et que tout le monde est sauf. Quand ils disent que le poisson dans le Pacifique est sauf, en fait ce n’est pas vrai. Ce qui arrive est qu’il y a environ 2 milliards de personnes dans le Pacifique et qu’il y a toute une foule de ces cubes de 10x10x10 jetés dans le Pacifique. Ce qui se passe c’est que l’incidence des cancers diminue si bien qu’il est extraordinairement difficile pour un épidémiologiste de le détecter dans une population. Mais il y aura des milliers et des dizaines de milliers de cancers, vous pouvez compter là-dessus. Nous ne savons pas qui. Est-ce que Fukushima cause des cancers dans le Bassin Pacifique ? Absolument. Aussi quand j’entends des officiels de santé publique dire bon ce poisson n’a que 10 Becquerels, par conséquent on peut le consommer, c’est vraiment pas ce qu’ils devraient dire. Ce poisson a 10 Becquerels et si vous avez un cancer, nous ne pourrons pas prouver que ça vient de Fukushima. C’est la vraie façon dont le communiqué devrait être fait. Alors, seriez-vous inquiet ? Personnellement, j’ai pris la décision de ne pas manger de poisson du Pacifique jusqu’à ce que les régulateurs mesurent le poisson et me disent ce qu’il y a dedans. C’est une décision personnelle mais il y a des gens qui mangent ce poisson. Il y a une question nommée bioaccumulation à laquelle la dilution n’est pas reliée. A mesure que cette radiation se propage dans l’environnement, elle est capturée par les algues. Nous en avons vu des concentrations dans les algues. Puis les bestioles qui mangent les algues en concentrent plus. Tout à fait comme le mercure et le saumon – vous savez comment il chemine dans la chaine alimentaire. Et avec le temps nous verrons l’augmentation de la concentration des radiations au sommet de la chaine alimentaire – le saumon, le requin, le thon, etc. Aussi la question la dilution est la solution à la pollution présume que c’est dans l’eau et qu’il n’y a pas bioaccumulation, ce qui rend le problème pire. Bon, tout va bien merci. Comme nous disons sur le petit bouton ici, les radiations ne connaissent pas de frontières (32:33 Demande de retour sur une diapo). Ce qui arrive ici, c’est que la concentration des radiations à Daiichi était importante, mais quand elle atteint le Pacifique au fil du temps, elle se dilue. Mais le même nombre d’atomes est en jeu. Ce que vous voyez dans le Pacifique maintenant, le centre Pacifique, est relativement peu contaminé par rapport aux iles Aléoutiennes jusqu’à la côte de Vancouver et de Californie. Et ça continuera de progresser vers le Sud jusqu’à l’équateur environ et recommence sa rotation. Mais la source ne diminue pas. Ken Beussel (?33:18) et moi ne sommes pas d’accord, mais une chose sur laquelle je suis tout à fait d’accord avec lui est que les concentrations dans le Pacifique montrent clairement que la centrale continue de saigner dans le Pacifique. Si ça avait été un cas unique – si c’était arrivé le premier mois, puis résolu, nous ne connaitrions pas ce problème aujourd’hui. Aussi le fait que Fukushima continue de saigner dans le Pacifique est, je pense, une des questions-clé à l’institut océanographique de Woods Hole – qui fut le premier à la poser – je leur tire mon chapeau.

1- TMI : Three Miles Island : centrale nucléaire

2- NRC ou CRN : commission de régulation nucléaire

3- P : Public

EON, California

Videos & Audio