macron et les jeunes

« Emmanuel Macron, âgé lui-même de 38 ans, a indiqué avoir « parfois entendu dans les slogans ou dans les discussions que j’ai pu avoir avec les représentations de jeunesse des propos qui m’ont fait comprendre qu’elles n’avaient pas forcément une pleine conscience, non plus, du monde dans lequel nous rentrons, et nous ne rendons pas service à la jeunesse si nous lui laissons croire que le monde qu’elle s’apprête à traverser est celui de ses parents, ça n’est pas vrai ».(France Info) »

Parce que lui, il a conscience du monde dans lequel nous entrons ? Il y a vingt ans, il savait dans quel monde nous allions entrer ? Il sait dans quel monde nous serons dans vingt ans ?

Ou bien il veut nous faire entrer dans un monde dans lequel nous ne voulons pas entrer ?

un con promis dynamique et ambitieux

voilà ce qu’il a déclaré le premier mi-nistre le jour de l’anniversaire des 5 ans de fukushima.

je n’ai pas entendu qu’il ait fait mention de la catastrophe, trop occupé à vouloir faire passer son projet de loi-travail, avec, sous-entendue, l’idéologie de la croissance.

pas entendu qu’ils réfléchissent à une autre manière d’envisager le collectif ou la société. normal:même pas qu’ils font eux-mêmes le noeud de leur cravate ces incapables gominés. même pas qu’ils ferment la portière de leur voiture. pour qui ils se prennent ? la merkel, elle, elle ferme sa portière elle-même.

alors qu’il faudrait tout réviser, voir comment on va se nourrir, nourrir nos plus pauvres, loger nos plus pauvres, eux donnent des milliards aux déjà bouffis de richesse pour soi-disant améliorer l’emploi.

les mêmes, les de gaule, les giscars, les pompidous, les mittrans qui nous ont mis dans la merde pour des siècles avec leurs centrales atomiques et leur folie des grandeurs, épaulés par les savants fous genre joliot quirit, ou ceux qui construisent le grand accélérateur de particules, les epr, les bibliothèques nationales et leurs châteaux de versailles modernes.

jusque quand tu vas encore voter pour eux ?

 

 

 

L’implosion du programme EPR illustre l’impasse de la France nucléaire

Qui aura le courage d’annoncer la fin du programme EPR… et la faillite de l’option nucléaire française ?

L’option nucléaire imposée dans les années 70/80 a engagé la France dans une impasse

En démissionnant de son poste du fait de son désaccord avec le projet de construction de réacteurs EPR en Grande-Bretagne, le Directeur financier d’EDF a mis en lumière devant le grand public une situation que nous dénonçons de longue date : ce n’est pas seulement le programme EPR mais l’option nucléaire dans son ensemble, imposée depuis 50 ans, qui a mis la France dans une situation inextricable

Après avoir encensé aveuglément Areva et Madame Lauvergeon, les « élites » de l’industrie, de la politique et des médias (éditocratie) ont célébré depuis plusieurs années le projet d’EDF de construire des réacteurs EPR en Grande-Bretagne, présenté comme « un immense succès de la filière nucléaire française« . Pourtant, dès 2012, l’Observatoire du nucléaire affirmait que ce projet n’avait en réalité aucune chance d’aboutir (*).

Il est avéré que le programme EPR dans son ensemble, et pas seulement en Grande-Bretagne, est un échec total. L’abandon du projet de construction de 4 EPR en Inde n’a pas été annoncé publiquement mais est consommé.

Par ailleurs, il est de plus en plus probable que les quatre chantiers en cours n’aboutissent pas : les deux EPR chinois et celui de Flamanville (Manche), qui connaissent de grave retards, sont définitivement plombés par le fait qu’Areva a raté la fabrication des cuves.

Quant à l’EPR finlandais, sa cuve est correcte car usinée par le japonais Mitsubishi et non par Areva (!), mais les errements insensés de ce chantier (qui devait être fini en 2009 !), et la baisse importante de la consommation d’électricité, font que les Finlandais ne sont plus intéressés par la mise en service de ce dinosaure et préfèrent se faire rembourser en attaquant Areva en justice internationale.

Après la faillite d’Areva, c’est EDF qui est au bord du gouffre, sabordée par son parc nucléaire. Ce dernier est bien heureusement impossible à renouveler : incapable de construire UN réacteur, EDF ne peut évidemment pas en construire 25 ou 30, sans parler du coût incommensurable d’une telle aventure.

Par ailleurs, EDF n’a même plus les moyens de financer le rafistolage des réacteurs actuels : le programme pompeusement dit « grand carénage », annoncé au départ à un coût de 55 milliards, est désormais évalué à 100 milliards et assurément à bien plus (comme toujours dans le nucléaire).

Il est donc probable que EDF va concentrer ses dernières ressources sur quelques centrales et, dans les 10/15 ans qui viennent, fermer les réacteurs nucléaires par dizaines. Comme aucune alternative n’a été prévue, la France va se retrouver dans une impasse et sera obligée de lancer en catastrophe des programmes de réduction de la consommation (ce qui sera une bonne chose) et d’importer massivement de l’électricité de chez nos voisins… à supposer qu’ils aient des surplus à vendre (au prix fort) aux moments de forte consommation.

Bien entendu, les centaines de milliards d’euros nécessaires pour démanteler les réacteurs nucléaires et s’occuper des déchets radioactifs vont manquer à l’appel et ces graves problèmes seront légués à nos enfants.

Présentée pendant des décennies comme un « prodigieux exploit industriel », la construction en quelques années de 58 réacteurs nucléaires revenait en réalité à programmer pour 30 à 40 ans plus tard, c’est-à-dire à partir de maintenant, une situation catastrophique et inextricable sur le plan économique, en espérant qu’elle ne se double pas d’un Fukushima français, de plus en plus probable avec le vieillissement des réacteurs.

La faillite de l’option nucléaire est désormais avérée et incontestable, le seul problème est de trouver enfin un « responsable » assez courageux pour l’avouer publiquement. Ce ne sera probablement pas le PDG d’EDF, Jean-bernard Lévy, ni les ministres Royal (Environnement) et Macron (Économie), pas plus que MM Valls et Hollande.

Peut-être faut-il demander à MM Giscard d’Estaing et Boiteux (**), respectivement Président de la République et PDG d’EDF lors du lancement du parc nucléaire français, de se charger de ce terrible mais nécessaire aveu ?

Stéphane Lhomme. Observatoire du Nucléaire http://www.observatoire-du-nucleaire.org/

 

fessenheim, hollande, cosse …

la cosse elle annonce que le hollande lui a dit

« Le président de la République s’est engagé à fermer Fessenheim d’ici la fin 2016. »

bon, voilà une nouvelle qui me réjouit. maintenant pourquoi il l’a pas dit lui-même à tout le monde ? un mensonge de plus ou de moins…

ce que je veux souligner, c’est que c’est pas la cosse qui a obtenu ça. c’est pas le hollande qui l’a décidé du haut de son complet gris.

c’est la merkel qui lui a dit: « écoute mon gros, si tu veux pas qu’on t’envoie une partie de nos réfugiés, qu’on te laisse décorer les saoudiens qui foutent la merde en syrie, va falloir que tu m’offres des gages. donc tu fermes fessenheim, parce que ils commencent à me mettre la pression les grunen. »

ça peut même te rapporter des voix écologistes aux prochaines élections. parce que dis donc, ça a pas l’air d’aller bien fort dans les sondages.

tu vois, c’est pas la cosse qui fait fermer fessenheim. c’est pas la royal. c’est pas le hollande. c’est même pas la merkel. c’est nous tous, qui réclamons depuis des années l’arrêt de fessenheim, à force de pétitions, de manifs, d’articles de presse, de blogs, de démonstrations de toutes sortes.

c’est nous, la force collective qui avance, qui avons obtenu ce résultat, et les royal, cosse, hollande, ne sont rien d’autres que les canaux par lesquels s’écoule notre force.

parce que le hollande, il a jamais dit « je suis à donf’ contre le nucléaire, et cette année on va fermer dix centrales, arrêter l’epr et se retirer de foutre l’argent public dans areva et edf. on va réfléchir à une manière intelligente de se retirer du nucléaire. »

non, il a pas dit ça le hollande.